23/12/2007
Le givre
Le froid et le brouillard de ces derniers jours ont couvert de givre les arbres du jardin. Le ciel bleu et lumineux de samedi fût un allier utile pour ces quelques photos.
Et, pour conclure, ce poême
Le givre
Mon dieu comme ils sont beaux
Les tremblants animaux
Que le givre a fait naître
La nuit sur ma fenêtre !
Ils broutent des fougères
Dans un bois plein d'étoiles
Et l'on voit la lumière
A travers leurs corps pâles.
Il y a un chevreuil
Qui me connaît déjà :
Il soulève pour moi
Son front d'entre les feuilles.
Et quand il me regarde,
Ses grands yeux sont si doux
Que je sens mon cœur battre
Et trembler mes genoux.
Laissez-moi, ô décembre
Ce chevreuil merveilleux
Je resterai sans feu
Dans ma petite chambre.
Maurice CAREME
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