17/06/2009
Santorin: le volcan
Le complexe d'îles qui constitue Santorin, à savoir Thira, Thirassia et Aspronisi, représente ce qui est resté après la dernière grande éruption du volcan, il y a 3.600 ans.

Cette éruption eut lieu à l'époque de l'apogée d'une société créatrice d'une civilisation brillante, semblable à celle de la Crète minoenne. L'île sur laquelle vivaient les habitants de Santorin à l'âge du cuivre tardif (les géologues lui ont donné le nom de Stronggylé, l'île ronde), allait de Pharos à Aspronisi. Un petit passage entre Pharos et Aspronisi permettait à la mer d'entrer dans une caldeira centrale au milieu de laquelle émergeait le sommet d'un volcan sous-marin correspondant aux îlots Palaia Kaméni et Néa Kaméni d'aujourd'hui.
A la suite de l'éruption catastrophique de 1630 av. J.-C., la roche en fusion épaisse, restée dans les entrailles de la terre, sous le volcan, continue par périodes à jaillir au centre de l'immense caldeira créée par l'éruption. Elle émerge lentement et doucement, à intervalles réguliers, pour produire les îlots Palaia Kaméni et Néa Kaméni.
La première activité volcanique a été décrite en 197 av. J.-C. par le grand géographe grec Strabon.
Depuis lors et jusqu'à aujourd'hui, ont été enregistrées 8 autres éruptions: 46-47 ap. J.-C. 726, 1570-1573, 1707-1711, 1866-1870, 1925-1928, 1939-1941, 1950. Les îlots Palaia Kaméni et Néa Kaméni sont donc les terres les plus récentes de la Méditerranée orientale.

Toutes ces éruptions étaient modérées et n'ont pas causé de problèmes graves aux habitants de l'île.
Depuis la dernière éruption de Néa Kaméni en 1950, le volcan de Santorin est resté calme.
Les seuls indications de l'existence de la roche en fusion, à une profondeur de quelques kilomètres au-dessous de l'île, sont les sources chaudes qui émergent en différents points des côtes, ainsi que les gaz chauds (vapeurs, dioxyde de carbone et traces d'autres gaz) qui s'échappent des fumerolles des cratères centraux au sommet de Néa Kaméni.

Il n'est pas possible de prévoir à long terme quand se produira la prochaine éruption. En revanche, on considère comme établie la possibilité de prévoir la reprise d' activité du volcan à court terme, sur une durée allant de quelques mois à un an avant que la manifestation de l'éruption.
L'observatoire volcanologique de l' île, qui fonctionne sous la responsabilité de l' Institut d' Étude et de Suivi du Volcan de Santorin suit sans interruption le volcan grâce à une série de réseaux d'instruments (mesures sismiques, déformations du relief, mesures géophysiques, géochimiques, etc.). Toutes les mesures enregistrées ces dernières années se trouvent à des niveaux normaux, ce qui confirme que le volcan de Santorin reste calme.
Volcan:
http://ismosav.santorini.net/index.php?id=376
http://www.activolcans.info/volcan-Santorin.html
Note n° 574
09:19 Publié dans Tourisme | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : cyclades, santorin, volcan, vacances
03/06/2009
Images de vacances
De retour après quelques jours de vacances consacrées à la découverte des merveilles des Cyclades.
Santorin, Paros, Naxos, Mykonos, Délos, Tinos …. des îles qui évoquent le soleil et la mer et qui recèlent également d'innombrables trésors et sites archéologiques.
De nombreuses photos que je partagerai avec vous.
Pour compléter:
http://fr.wikipedia.org/wiki/Cyclades
http://fr.wikipedia.org/wiki/Histoire_des_Cyclades
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Pendant ce temps, quelques notes ont été publiées automatiquement sur mon autre blog car ce site ne permet pas cette planification. Voici les liens:
http://papylou.skynetblogs.be/post/7029910/grannys-nightcap
http://papylou.skynetblogs.be/post/7025186/queue-de-cheval
http://papylou.skynetblogs.be/post/7022663/mauve-musquee-...
http://papylou.skynetblogs.be/post/7016818/oreille-de-sou...
http://papylou.skynetblogs.be/post/7011090/cantharis-rufa
http://papylou.skynetblogs.be/post/7006002/laiche-a-bec
http://papylou.skynetblogs.be/post/7003355/mouche-a-damier
http://papylou.skynetblogs.be/post/7000600/andrena-haemor...
Note n° 560
09:16 Publié dans Tourisme | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : cyclades, mer egée, vacances
19/03/2009
Promenade à Gand
Hier, visite de l'exposition « Tapisseries flamandes pour les ducs de Bourgogne, l'empereur Charles Quint et le roi Philippe II » à l'abbaye St-Pierre à Gand.
Au total trente-cinq tapisseries de la plus haute qualité provenant de collections réputées. Ces tapisseries monumentales révèlent les idées et sentiments qui animaient les cercles aristocratiques de ces temps. L'audioguide est de plus excellent.
La tapisserie flamande des XVe et XVIe siècle est un fleuron de notre patrimoine artistique national. Les grands centres de Bruxelles, d'Audenarde, de Malines et de Tournai ont exécuté les modèles sur cartons, souvent de la main de peintres renommés, avec une technique particulièrement raffinée.
Les tapisseries traduisent le renouveau du langage formel à la Renaissance. Les pièces exposées illustrent l'importance de ce genre artistique au yeux des Habsbourgs et de leurs prédécesseurs espagnols et bourguignons.
Pour cette exposition, les œuvres les plus précieuses de la collection royale espagnole et de quelques collections privées en Espagne ont été soigneusement sélectionnées pour côtoyer les tapisseries de l'abbaye Saint-Pierre de Gand, seul témoignage restant de la production réalisée chez nous au XVIe siècle.
Après cette visite, petite promenade dans la ville; les étudiants profitent vraiment de cette première journée très ensoleillée.
Donc, quelques photos de cette promenade au soleil.




Pour compléter:
http://www.google.be/search?rlz=1T4RNWE_enBE307BE307&...
http://www.lalibre.be/culture/arts-visuels/article/467498...
Note n° 508
15:00 Publié dans Tourisme | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : tapisseries flamandes, gand, gent
10/02/2009
Château de Bouchout
Où plane le souvenir nostalgique d'une impératrice du Mexique...


Par son caractère massif, les douves qui l'entourent encore de trois côtés et sa tour carrée haute de vingt-deux mètres, le château de Bouchout a gardé une certaine allure féodale que contredisent le parc paisible et les frondaisons des arbres qui l'entourent.

A l'origine, la position de Meise présentait un évident intérêt stratégique puisque le duc de Brabant, Godefroid le Barbu, donna la seigneurie de Bouchout à Guillaume de Crainhem à la condition que celui-ci érigeât une forteresse qui serait, tout à la fois, une menace et une défense contre les ambitieux sires de Grimbergen, ces Berthout toujours à l'affût de quelque mauvais coup. Dès 1129, Guillaume de Crainhem avait réalisé la condition imposée par son suzerain et cinq rangs de fossés protégeaient son château-fort.
Les Crainhem prirent, par la suite, le nom de Bouchout que portait déjà Daniel, héros de la bataille de Worringen, et ils demeurèrent dans la seigneurie jusqu'au XVe siècle. Leur succédèrent des la Marck, Transilvane, d'Assonleville et, en 1636, les Roose, famille anversoise qui donna au pays un chef-président du Conseil privé dont l'indépendance d'esprit inquiéta souvent le cardinal Infant.
«Pierre Roose est un sujet de grand mérite et sur lequel Votre Altesse peut se reposer, lui répondit le comte Olivarès; aussi est-il nécessaire d'entretenir son zèle en fermant les yeux sur ses impertinences. »
Pierre-Ferdinand Roose, neveu et héritier du Chef-président, obtint en 1683 la confirmation de sa baronnie de Bouchout.
Peu avant que les Roose n'en prennent possession, le château de Bouchout avait été considérablement remanié. En 1683, il souffrit beaucoup du siège par les troupes de Louis XIV qui ravageaient le Brabant, le nord de la Flandre et le pays de Waes; de nouvelles restaurations s'imposèrent donc. Enfin, en 1832, l'architecte Suys entreprit une troisième campagne d'aménagements et de constructions à la demande du comte Amédée de Beaufort et de son épouse Elisabeth, comtesse de Roose.
Amédée de Beaufort était féru d'archéologie, ce qui comportait des risques sérieux de mauvaises reconstitutions à la manière romantique. On s'en aperçoit à Bouchout dont l'intérieur ne manque cependant pas d'intérêt. Armures de provenances diverses, vitraux lumineux, boiseries sculptées, quelques beaux meubles composent an décor, sinon exceptionnel, du moins très agréable. Et comment ne pas s'intéresser à la série des armoiries de routes les familles qui possédèrent Bouchout depuis 1129?
En 1879, le fils d'Amédée de Beaufort vendit le domaine de Bouchout au roi Léopold II qui, deux ans plus tard, acheta également au baron van der Linden d'Hoogvorst le château et le domaine voisins de Meise. Réunis, les domaines de Bouchout et de Meise formèrent un site de 143 hectares que le souverain mit à la disposition de sa sœur Charlotte, depuis douze ans veuve de Ferdinand-Maximilien d'Autriche, empereur du Mexique, fusillé à Queretaro sur ordre du chef républicain Juarez.
Charlotte avait 39 ans, lorsqu'elle s'installa au château de Bouchout. Toujours belle mais la santé délabrée par le drame mexicain, elle vécut désormais avec ses rêves, ses cauchemars et ses chimères. La musique semblait être sa seule consolation et aussi la lecture que lui faisait une dame d'honneur. On croyait que la mort emporterait promptement la frêle châtelaine de Bouchout. Mais son long monologue de détresse se poursuivit pendant un demi siècle; il ne s'arrêta que le 14 janvier 1927!
Acquis par l'Etat en 1938, Bouchout est devenu Jardin botanique où il fait bon errer parmi les arbres de tous les continents, les arbustes aux variétés infinies, les fleurs aux parfums troublants.
Référence: Castels et Donjons de Belgique, Vol, 5, Historia 1974


Pour compléter:
http://www.chateauxdebelgique.eu/brabantN/Bouchout.aspx
http://www.que-faire-en-belgique.be/tourisme/que_visiter_...
http://fr.wikipedia.org/wiki/Ch%C3%A2teau_de_Bouchout
Note n° 471
11:55 Publié dans Tourisme | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : château, bouchout, meise
09/02/2009
Château de Horst
Un élément essentiel de l'architecture militaire brabançonne

La route du Demer permettait à l'envahisseur venu du Limbourg et d'Allemagne de pénétrer en Brabant, tout en évitant Louvain. Sur cette voie naturelle, Horst, tout comme le donjon de Terheyden à Rotselaer, occupait une position stratégique qu'avaient voulu valoriser les seigneurs de Rhode-Saint-Pierre, vassaux du duc de Brabant. Ils avaient construit une forteresse en forme de polygone irrégulier, protégée par des fossés et des marécages.

Des origines de ce château de plaine, au XIIIe siècle, seule la porte d'entrée en plein cintre rappelle le souvenir. Le donjon en briques avec parement extérieur en grès est postérieur d'un siècle. Au rez-de-chaussée, la voûte en dôme est soutenue par quatre nervures gothiques retombant sur des consoles en forme de têtes de personnages. Couronnée de merlons, la tour carrée à quatre étages supporte en léger encorbellement un chemin de ronde doté de mâchicoulis. Ceux-ci permettaient aux assiégés d'atteindre leurs assaillants au pied du donjon. La flèche pyramidale est trapue mais elle se termine en gracieuse tourelle de vigie. Elle fut sans doute construite après l'incendie du château, en 1489, lors de la rébellion flamande contre Maximilien d'Autriche.
Les bâtiments reconstruits datent des XVIe et XVIIe siècle ; leur style brabançon contraste avec l'allure guerrière de la tour. La partie la plus ancienne est attenante au donjon; les pièces n'y sont pas de même niveau, sans doute parce que les constructeurs ont utilisé les anciennes fondations.

Mais la partie la plus intéressante du château est la grande salle d'honneur à l'étage du corps de logis; une bretèche rectangulaire la prolonge vers l'étang. Les fenêtres à croisillons éclairent des vestiges de fresques et une énorme cheminée Renaissance à manteau soutenu par des colonnes en pierre bleue et marbre rouge.

La vie des seigneurs devait être agréable, voire luxueuse, sous les admirables plafonds en stuc, créés par Jean-Christian Hansch. Celui-ci est aussi l'auteur du plafond héraldique du château de Modave mais à Horst, il n'a pas dû flatter la vanité du propriétaire; il a évoqué des récits bibliques et des fables d'Ovide, ce qui témoigne de l'humanisme de Marie-Anne van den Tympel, la dernière châtelaine qui résida à Horst.


Est-ce elle ou quelque autre dame de qualité que vient chercher, à minuit, un superbe carrosse attelé de six chevaux ? La légende ne le précise pas...
Référence: Castels et Donjons de Belgique, Vol. 2, Edition Historia 1972

Pour compléter:
http://fr.wikipedia.org/wiki/Ch%C3%A2teau_de_Horst
http://www.cerpi.be/MUSEE/Rhode_SP6.htm
http://www.chateauxdebelgique.eu/brabantN/Horst.aspx
http://www.kasteelvanhorst.be/
Un guide:
http://www.chateauxdebelgique.eu/Home.aspx
Note n° 470
D'autres photos sur mon autre blog.
10:40 Publié dans Tourisme | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : château, horst, brabant
08/02/2009
Alden Biesen
Un brin de tourisme: la Commanderie d'Alden Biesen

La Commanderie d’Alden Biesen (Vieux Joncs en français) est un ensemble architectural construit du XIIIe au XVIIIe siècles situé dans la Province de Limbourg (Belgique). Le site fut classé et restauré fin du XXe siècle.
Ses racines remontent loin dans le temps. Le domaine est offert en 1220 à l’Ordre des chevaliers Teutoniques, une confrérie hospitalière allemande, devenue ordre militaire. Au XVIe siècle, l’Ordre construit ce château qui, au XVIe, XVIIe et XVIIIe siècles, est transformé en une résidence de style baroque tardif. Le parc anglais, pourvu de divers pavillons d’inspiration classique ou baroque, vaut à lui seul le détour.
La Grande Commanderie d’Alden Biesen était le siège principal d’un «bailliage», ou province de l’Ordre teutonique, dans le pays de Meuse et Rhin. Ce bailliage comptait dans cet «Euregio» une douzaine de commanderies (des châteaux à la campagne ou des résidences à la ville), chacune d’elle étant dirigée par un commandeur.
Ces commandeurs se trouvaient sous l’autorité du grand-commandeur, qui séjournait à Alden Biesen (Bilzen) ou à Nieuwen Biesen (Maastricht).
Le «bailliage» de Biesen (Joncs), ou province de l’Ordre teutonique, s’étendait avec ses commanderies, et ceci n’était pas un hasard, principalement le long de la voie commerciale du Moyen-Age Bruges-Cologne.








D'autres photos sur mon autre site :
Pour en savoir plus:
http://fr.wikipedia.org/wiki/Ordre_teutonique
http://www.templiers.org/teutoniques.php
http://www.historia-nostra.com/index.php?option=com_conte...
http://nonnobisdominenonnobissednominituodagloriam.unblog...
http://www.alden-biesen.be/frpaginas/index.php
Note n° 469
Complément:
LES VIEUX JONCS
De tous les châteaux du Limbourg, la commanderie des Vieux Joncs édifiée à Rijkshoven par l'Ordre teutonique est incontestablement le plus fascinant. Une inscription au fronton d'une cheminée porte la date de 1190. Allusion non pas à la construction du château, comme l'ont cru certains, mais à la date de fondation de l'Ordre teutonique, après la prise de Jérusalem par les Croisés : « Sancta Maria Theutonicorum Hierosolymitani ».
Composée de chevaliers, de prêtres et de valets, l'archicommanderie d'Alde Biezen exerçait son autorité sur les pays d'Entre-Rhin et Meuse. Ses membres faisaient vœu de chasteté, de pauvreté et d'obéissance: «Je jure et promets de garder mon corps dans la pureté, de ne rien posséder en propre, d'être soumis à Jésus, à Marie, au maître de l'ordre teutonique et à ses successeurs, selon les règles de l'ordre auquel je veux obéir jusqu'à ma mort». L'obligation de chasteté ne fut levée, moyennant dispense pontificale, que pour les chevaliers, derniers descendants mâles de leur lignée.
Les tombes des commandeurs se voient dans la chapelle castrale construite en 1638, sous Godefroid Huyn de Geleen et Wachterdonck.
Louis XIV séjourna aux Vieux Joncs, en juin 1673, pendant la guerre de Hollande, et, le 8 juillet 1747, à 4 heures, son arrière-petit-fils Louis XV fit chanter dans la chapelle un Te Deum, en remerciement de sa victoire de Laefelt.
Les commandeurs de l'Ordre teutonique sont restés aux Vieux Joncs jusqu'en 1798. Les biens de la commanderie furent alors vendus à l'encan et leur inventaire permet de juger de l'importance des moines guerriers:
« Archicommanderie d'Alde-Biesen: 1.039 bonniers, plus 25 hectares et 9 ares.
Commanderie de Bernissen: 370 bonniers, plus 25 hectares et 72 ares.
Commanderie d'Ordingen: 159,15 bonniers, plus 29 hectares et 50 ares.
Commanderie de Gruitrode: 45,17 bonniers, plus 70 hectares et 81 ares...»
Il ne reste rien des premières constructions de 1220, époque où l'Ordre teutonique s'établit sur des terres offertes par l'abbaye de Munsterbilsen. Mais sept larges avenues se concentrent encore à l'Apostelenhuis (1646), l'entrée d'honneur d'où les religieux porte-glaive accédaient au donjon aussi bien qu'aux écuries et au château (XVIe et XVIIe siècles). Celui-ci, flanqué de quatre tours rondes et cerné de douves, a la dignité altière des grands seigneurs que les avatars de la vie contraignent à l'inactivité.
La commanderie des Vieux-Joncs menaçait de tomber en ruines, lorsqu'elle fut finalement acquise par l'Etat en 1970. Un incendie vient de la ravager, le 8 mars 1971. C'est donc une véritable résurrection qu'il faudra opérer pour restituer à l'Europe un monument qui appartient de plein droit, à son patrimoine culturel.
«Il se croit sans doute le commandeur» disait-on en Limbourg
Référence: Castels et Donjons de Belgique, Vol. 1, Historia 1972
09:39 Publié dans Tourisme | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : château, commanderie, ordre teutonique, bilzen
14/10/2008
Paysages de Calabre (1)
A Briatico, promenade en bordure de la mer Thyrénienne. On admire la couleur de l'eau et, au loin on aperçoit le cône du Stromboli.




Pour en savoir plus:
http://fr.wikipedia.org/wiki/Stromboli_(volcan)
http://decobed.club.fr/Stomboli.html
http://www.activolcans.info/volcan-Stromboli-1.html
http://www.notre-planete.info/geographie/risques_naturels...
Les photos de notre voyage en Calabre sont ici:
http://picasaweb.google.fr/papylou99
Note n° 352
09:27 Publié dans Tourisme | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : calabre, stromboli
17/12/2007
Une autre abbaye: La Ramée
Lors d'une ballade à la découverte des fermes brabançonnes, nous avons visité l'ancienne abbaye de « La Ramée » situé non loin de Jauchelette.
L'abbaye
Les circonstances de la formation de ce monastère demeurent relativement obscures. Par un acte de 1212, l'abbaye bénédictine de Cornélimunster, en Rhénanie du Nord, cède à une communauté de religieuses une partie du territoire de Kerkom près de Tirlemont. Le séjour à Kerkom est bref; dès mai 1216 sa présence est attestée au lieu-dit « La Ramée ». Plusieurs arguments ont été avancés pour expliquer ce déménagement: un terrain trop peu fertile, des conflits avec le seigneur du lieu, un couvent trop exigu, la difficulté de se faire intégrer à l'ordre des cisterciens à cause d'une dotation insuffisante. Aucune de ces hypothèses n'a encore été identifiée; Mais, à partir de 1218, La Ramée est explicitement citée comme abbaye, preuve sans doute d'une certaine autonomie.
Le monastère a subi les effets des luttes politiques et religieuses, entre autres le pillage et la quasi destruction du monastère en 1705 par les troupes de Louis XIV. En 1796, le gouvernement révolutionnaire français oblige les religieuses à quitter leur institution. Suite à la vente du 12 avril 1799, c'est l'éparpillement des moniales et du mobilier. Au 19e siècle, on détruit l'église et la plupart des lieux conventuels.
De l'ancienne abbaye cistercienne fondée au 13ème siècle subsistent encore la ferme et la grange, remarquables bâtiments du 18e siècle.
Un imposant mur d'enceinte protégeait la ferme. La porte cochère, surmontée d'une toiture en pavillon, fut construite en 1716. De chaque côté s'étendent les écuries percées de lucarnes. Elles sont flanquées d'une tour d'angle coiffée par une toiture à bulbe (en restauration lors de la visite).
La grange (1722) est une des plus vastes du Brabant wallon (49 mètres de long, 22 mètres de large). A l'intérieur, de lourdes piles de briques soutiennent la charpente de chêne. Les moniales y faisaient entasser les produits de la dîme.
L'ensemble est classé et reconverti en centre de séminaires et de réception, avec une salle de théâtre.
La ferme et la grange furent classés monument et site en 1980 et ont gagné le CAÏUS de la Région Wallonne en 2000. En 2001, elle reçut le prix Europa Nostra et en 2002 La Ramée fut reconnue comme monument majeur de Wallonie.
Crédit photo aérienne:
http://cielmabelgique.skynetblogs.be/archive-month/2007-12
Une bière
La Ramée est une bière qui trouve ses origines au début du 13e siècle. Aujourd’hui encore,
la tradition est respectée puisqu’elle est brassée avec le plus grand soin, selon des techniques
artisanales, au départ d’une recette unique de la Hesbaye brabançonne.
• La Ramée ambrée triple (7,5% vol. alc.) est le fruit d’un brassage à partir d’une variété pure de
malt à deux rangs de printemps, de l’ajout de froment torréfié ainsi que d’une sélection
pointue des épices entrant dans sa composition. La Ramée ambrée est une bière non filtrée
de fermentation haute, refermentée en bouteille, particulièrement digeste et légèrement
poivrée.
• La Ramée blonde triple (8% vol. alc.) quant à elle, naît d’un brassage pur malt qui lui confère sa
parure blonde dorée. Deux levures sont nécessaires à la maîtrise de sa saveur et témoignent
à la perfection de l’art des brasseurs d’aujourd’hui. La Ramée blonde est une bière non filtrée
de fermentation haute, refermentée en bouteille, particulièrement digeste. Elle est subtilement
aromatisée au moyen des eux meilleurs houblons.
09:56 Publié dans Tourisme | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
16/12/2007
Ma région: abbaye de Tongerlo

L'abbaye campinoise de Tongerlo fut fondée en 1130 par des religieux Norbertins venus de Saint-Michel d'Anvers. Les terres où s'établit la nouvelle communauté furent concédées par le seigneur de la région.
En 1796, en vertu des décrets de la Révolution, l'abbaye est supprimée, ses biens sont vendus et les 124 religieux qui l'habitent, contraints à se disperser. Quant aux bâtiments monastiques, ils sont en partie rasés.
La communauté se reforme définitivement en 1840 et les chanoines commencent à relever les ruines. Depuis cette date, la vie communautaire s'est poursuivie sans interruption jusqu'à nos jours.
Un des abbayes les plus riche du Brabant
Au noyau territorial donné à l'abbaye lors de sa fondation, étaient venus s'ajouter, dans le courant du 13e siècle, de nouvelles propriétés et de nouveaux droits. En même temps, les religieux déployaient une importante activité agricole; de grandes étendues de bruyères furent défrichées et converties en pâturages et en terres cultivables.
A Essen et Kalmthout, à l'initiative de l'abbaye, on extrayait de la tourbe, combustible alors fort apprécié. Tongerlo devint une véritable puissance économique.
Au 16e et 17e siècles, sa prospérité s'accrut encore; elle était alors une des abbayes les plus riches du Brabant.
Très tôt les abbés de Tongerlo furent mêlés à la vie politique de leur temps. Le fait le plus célèbre est le rôle de l'abbé Godfried Hermans dans la Révolution brabançonne. Lorsque, à la fin du 18e siècle, les provinces belges se soulevèrent conte l'empereur Joseph II, le prélat de Tongerlo puisa dans les richesses de l'abbaye pour financer le mouvement révolutionnaire. Lui-même prit la tête des troupes insurgées en qualité d'aumônier en chef.
Portique d'entrée
Il constitue la partie la plus ancienne des bâtiments monastiques. Les voûtes datent du 14e siècle et la partie supérieure de la construction du 16e. Dans les niches, les statues de la Vierge et des saintes Barbe et Catherine. Il était autrefois défendu par un pont-levis et une porte de fer. Au-delà du porche, s'ouvre un vaste espace, appelé « préau », autour duquel s'organisent les bâtiments monastiques.
Prélature
Bâtie en 1726, la façade est construite en pierre blanche provenant des carrières de Gobertange.
Dans le fronton de la façade s'inscrivent les armoiries de l'abbé Van der Achter et la devise « Festina lente » (Hâte toi lentement).
Eglise
L'église abbatiale est une vaste construction néo-gothique à trois nefs, élevée entre 1852 et 1858.
La célèbre réplique de la Cène de Léonard de Vinci, due au pinceau d'Andrea Solario et acquise par l'abbé de Tongerlo en 1545.
http://www.cp-expo.be/dossierpedagogiquefr.pdf
La bière
http://www.bierebel.com/index.php?page=tongerlo
http://biere-et-brasseries-bruxelles.skynetblogs.be/post/...
http://biervanhier.skynetblogs.be/post/5184916/tongerlo
Un peu d'histoire: la famille de Mérode établie à Westerlo
http://www.kasteel-westerlo.be/en/TheMerodefamilyFR.php
La bière en général
http://biere-et-brasseries-bruxelles.skynetblogs.be/post/...
http://www.dhnet.be/free_dossiers/interactif/biere/types....
http://biervanhier.skynetblogs.be/category/1284732/1/abdi...
http://www.belgourmet.be/fr/bieres/index.php
http://www.bierebel.com/index.php?page=abbaye
08:05 Publié dans Tourisme | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note











